Consommer du lait en poudre n’est pas anodin. Le bétail laitier élevé en Europe est en partie nourri de soja importé. Ce soja est produit sur des milliers d’hectares en Amérique Latine. Ce type d’exploitation accapare les terres et les petits producteurs n’y ont plus accès pour nourrir leur famille. Ce soja est de plus cultivé avec des produits chimiques et les semences sont surtout OGM. L’impact de ces cultures sur l’environnement est donc considérable. Ce soja est importé en France pour nourrir le cheptel élevé en conditions industrielles, trait par des robots, gavé aux antibiotiques. Ce lait est déshydraté car sur-produit, manufacturé en ajoutant certains additifs comme la lécithine de soja (encore!) pour être exporté en Afrique de l’Ouest. Voyez le circuit! Et les émissions de gaz à effet de serre! Vendu à bas prix, au détail en sachet pour toucher le plus de consommateurs possibles, ce lait en poudre vient concurrencer le lait local qui est encore trop peu valorisé par des petites unités de transformation.
Article édité par BEDE, automne 2011
C’est la même chose avec de nombreux autres produits comme les bouillons cubes qui concurrencent le sumbala, pâte issue des fruits fermentés du néré et d’une grande qualité nutritionnelle. Au-delà de l’aspect nutritionnel- les cubes contiennent du glutamate qui est très controversé- c’est la filière locale de sumbala, produits souvent par des femmes qui est menacée. C’est pourquoi BEDE travaille au Mali sur la promotion du consommer local, en développant des outils simples de communication adaptés en modes de diffusion locaux pour faire la promotion des produits locaux auprès d’un large public et soutient des organisations de femmes pour qu’elles construisent leur plaidoyer par l’information et la formation sur les qualités nutritionnelles, les enjeux sanitaires, écologiques et économiques.
|
Publié le 1 mars 2012
dans Afrique, BEDE, Sensibilisation
L’association Dryade, montée en 2011 dans le région de Crest, dans la Drôme, s’inspire du travail du Réseau des Alternatives Forestières qui met en lien des personnes agissant pour une gestion forestière douce et la valorisant dans tous ses aspects.
L’association Dryade veut expérimenter localement un nouveau modèle d’organisation de type AMAP bois grâce à la mise en lien et l’accompagnement des acteurs drômois soucieux de la gestion forestière. Il s’agira de mettre en place une gestion « douce » de la forêt grâce à une approche sélective, permettant d’extraire du bois tout en laissant la forêt sur pied (éviter les coupes rases).
Au-delà des difficultés opérationnelles – développer une base de consommateurs, trouver des parcelles de forêt et des propriétaires, impliquer un professionnel de l’exploitation désireux de travailler de manière « douce »- la plus importante, l’enjeu du projet, est de trouver un modèle d’organisation et de répartition des ressources entre les consommateurs, les propriétaires et les exploitants forestiers qui soit fiable et satisfaisant. Lorsque viabilité du modèle économique et pertinence écologique et sociale doivent rimer ensemble…
Téléchargez le PDF pour en savoir plus
|
Publié le 15 février 2012
dans Agriculture biologique, Dryade, Europe
RELIER, association issue de l’éducation populaire, soutenant les personnes souhaitant s’établir en milieu rural depuis 1984, a toujours été un laboratoire d’idées et de pratiques alternatives en agriculture. Après avoir exploré les formations, la commercialisation et l’accès au foncier- RELIER est initiateur de la création du mouvement Terre de Liens-, l’association s’intéresse aujourd’hui à la forêt, à travers le Réseau pour des Alternatives Forestières.
La forêt est stratégique pour la création d’activités économiques, l’autonomie énergétique des régions et la qualité du milieu naturel (qualité des eaux, des paysages, le climat, la biodiversité), et elle est aujourd’hui malmenée. Sous les contraintes financières, elle est de plus en plus l’objet d’une filière réduite où les petits exploitants et entreprises familiales de travaux forestiers n’ont plus de place et où coupes rases, monocultures, engrais et pesticides deviennent pratiques courantes. Alors que la forêt est chère aux Français, le débat sur sa gestion est inexistant en France !
Ainsi l’objectif de RELIER et du RAF est de susciter le débat sur la forêt et de favoriser l’émergence et le développement de pratiques forestières alternatives, valorisant la forêt dans tous ses aspects.
Téléchargez le PDF pour en savoir plus
Après une longue période de préparation (2009/2010) et la mise en place d’un réseau de partenaires en Afrique et en Europe, la petite équipe Dynamo (deux personnes, Stanislas Duhau et Julien Fiorentino) est partie sur les routes du Maroc, Mauritanie, Sénégal et Mali entre janvier et juin 2011, parcourant plus de 16 000 km. L’équipe est partie à bord d’un véhicule disposant d’un dispositif de diffusion professionnel autonome pour réaliser des projections de qualité. Il a été mené à bien dans des conditions délicates (printemps arabe, budget serré, période de chaleur intense, insécurité au Sahel) mais présente un réel travail accompli final avec des réalisations collectives.
Lire la suite »
|
Publié le 25 janvier 2012
dans Afrique, Dynamo, Sensibilisation
Photos prises par l’équipe de Solidarité
Les associations Solidarité et son partenaire indien Navdanya, sous la houlette de Vandana Shiva, récipiendaire du prix Nobel alternatif ont toutes les deux un rôle de catalyseur, intervenant pour créer des prises de conscience pour soutenir l’agriculture biologique et soutenir les besoins essentiels des populations les plus défavorisées.
L’Inde est paradoxale : si elle bénéficie d’un réel développement économique, le fossé entre les Etats riches et pauvres, entre les zones urbaines et rurales se creuse. Les crises alimentaires, la pauvreté et les changements climatiques qui menacent les petits agriculteurs qui restent les plus pauvres de l’Inde sont réels.
L’objectif global du projet « Les graines de l’Espoir » est donc d’assurer et améliorer les moyens de subsistances durables des petites communautés paysannes en créant un plan de sécurité écologique et économique des communautés marginalisées tout en conservant la biodiversité et préserver les semences traditionnelles.
Ainsi, ce sont 13 villages dont 200 agriculteurs et leurs familles et 3 000 enfants qui bénéficieront directement du projet à travers formations professionnelles, banques de semences, jardins communautaires et dans les écoles. A travers des festivals et d’une marche nationale, le projet souhaite toucher 40 000 personnes à l’importance de la souveraineté alimentaire.
À l’heure où une étude vient d’être publiée en Inde, selon laquelle 42% des enfants de moins de cinq ans seraient sous-alimentés, le projet est d’autant plus pertinent…
Téléchargez le PDF du projet pour en savoir plus
|
Publié le 17 janvier 2012
dans Agriculture biologique, Asie, Solidarité
Faire du pain de qualité et retrouver des semences de terroir sont au cœur des motivations de l’association Kerna ùn Sohma (Graines et Semences en alsacien), basée en Alsace.
En lien avec le Réseau Semences Paysannes, Kerna ùn Sohma a pour mission de préserver et développer la diversité végétale ou animale, et de sauvegarder les semences anciennes et locales, adaptées au terroir alsacien dans le cadre d’une agriculture à orientation écologique.
Pour cela, des conservatoires de semences anciennes surtout céréalières ont essaimé, permettant aux observateurs de revoir des blés dorés et de caractère dans les champs. Avec le but d’offrir des pains riches en minéraux et vitamines, pauvres en gluten, ainsi que de renforcer l’autonomie des paysans concernés par la biodiversité cultivée.
Téléchargez le PDF pour en savoir plus sur le projet
Dans les photos suivantes, vous pourrez observer les différentes techniques qui sont mises en place dans le projet d’Inter Aide au Malawi. Les paysans sont formés :
- aux techniques de protection des sols: élévation et alignement des billons le long des lignes de niveau, le paillage, le bocage par la plantation de haies vives de Tephrosia vogelii, une herbe ligneuse à feuillage dense pouvant atteindre 4 mètres et qui tolère bien la sécheresse et résiste aux vents forts.
- à la production de compost et de pesticides verts: en effet, les feuilles du Tephrosia ou de Neem permettent également d’enrichir les sols par incorporation ou la fabrication des pesticides naturels. Les paysans sont aussi formés à l’association des cultures (plusieurs types de cultures sur un même champ), la rotation des cultures, l’incorporation des résidus de cultures entre les billons ainsi que l’épandage de cendres, permettant d’améliorer la composition des sols.
- à la production d’arbres à essances forestières et agro-forestières: En étant associés aux cultures, les arbres permettent d’améliorer la fertilité des sols et en particulier la fixation de l’azote. Le projet a favorisé la sélection d’espèces à croissance rapide comme Glyricidia sepium, Tephrosia vogelii.
Photos prises par l’équipe d’Inter Aide au Malawi.
Les sols constituent une ressource naturelle non renouvelable. Leurs usages et leur devenir représentent un enjeu collectif majeur, tant pour les activités agricoles ou sylvicoles que pour la préservation de la qualité de notre environnement. Après dix ans de travaux, le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les sols, le Gis Sol*, dresse le premier bilan scientifiquement quantifié de l’état des sols de France métropolitaine et d’Outre-mer. Ce rapport fournit aux citoyens et à tous les acteurs de l’environnement les clés pour comprendre les fonctions des sols, les services qu’ils rendent et les pressions qu’ils subissent. Il établit un diagnostic de leur état chimique, biologique et physique. Il en souligne les points positifs et met en évidence les principales inquiétudes.
Les sols font partie intégrante de nos paysages, mais leur présence est le plus souvent occultée par les forêts, les cultures, les habitations ou les infrastructures qui les recouvrent. Souvent considérés comme un simple support, ils restent assez largement méconnus. Les sols sont en réalité au cœur de grands enjeux planétaires comme la sécurité alimentaire, le changement climatique, la disponibilité en eau de qualité, la production de bioénergie ou la biodiversité. La connaissance de leur état et de leur évolution possible est donc primordiale dans un contexte de développement et de gestion durables.
Lire la suite »
|
Publié le 19 décembre 2011
dans Agriculture biologique, Europe